Céline Le Gouail

Faire parler les lieux, et par extension, l'Histoire, en tirer des leçons, sinon des constats, une réflexion par rapport à notre époque.

Suite à la visite des villages disparus et du Mémorial de guerre sue le site de Verdun (Douaumont, Fleury..) je me suis interrogée sur la mémoire et le devoir de mémoire (comment se sentir concerné par un événement sans l'avoir vécu personnellement ? L'utilité de se souvenir, sous quelles formes commémorer ?...)

La mémoire est un phénomène naturel, elle nous sert à nous construire par rapport à des souvenirs, a prendre conscience de nos actes pour ne pas les reproduire.
( le feu brule, je l'ai tenté, je n'y touche plus puisque je le sais).
Si on adapte ce système au souvenir de guerre, il y a une incohérence, un bug, (on sait par le vécu, sinon les traces, les témoignages, photos, écrits...ce qu'est une guerre, pourtant, nous reproduisons ce système.)
A quoi cela sert il de commémorer ? (Célébrer la mémoire de ces événements ensemble puisqu'on n'en tire pas de leçons ?)
Est ce alors utile de conserver des lieux porteur d'Histoire et d'histoires ?
Peut être uniquement pour évoquer, rendre hommage aux morts, parce que ça se fait... (désengagement de l'esprit critique de l'Homme).

J'interroge donc l'autre sur sa mémoire quant aux différentes guerres médiatisées depuis la première guerre mondiale, ce qu'il a pu retenir de ces conflits retranscrits et véhiculés par des photos devenus symboliques de l'événement en détourant ces images retravaillées en bois gravés et mise en couleur de format 60/80 cm.
(18 images au total à l'italienne et paysage)