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Arthur Violy |
// Je parle d’une guerre ; d’une guerre ? // Mes œillères sont des oreilles d’éléphant. Comment parler d'une mémoire qui ne vit pas en nous ? Le fort de Douaumont, brut, à nu, marqué par l'usure du temps, à l'abandon, présentait les marques visibles des mémoires et des oublis. J'ai produit 12 photographies ce jour là, dont 8 sur le site de Douaumont. J'ai laissé une latence de 4 semaines à ma pellicule noir & blanc. J'ai parallèlement commencé un travail d'écriture manuscrite, de notation, à chaud. |